15 avril 2008

Rencontre à La Vancelle

Une rencontre émouvante qui a eu lieu ce dernier week-end.
Une famille allemande était de passage aux abords de l'église samedi.
L'homme recherchait un ancien hôtel pas trop loin de l'école selon ses souvenirs.
083b7ab59a84dafc22d4ebf283d814f6.jpgEn fait, âgé alors de 14 ans, ils ont été réfugiés en 39-40 chez M. Martin, (oncle de Mme Schneider) qui tenait à l'époque le restaurant Frankenbourg. Ils ont été logés dans la maison d'habitation du restaurant. Ils arrivaient de Strasbourg, "mon père pensant que les Allemands ne parviendraient jamais à La Vancelle". A Strasbourg ils étaient déjà "réfugiés" d'Allemagne car "il ne nous aimait pas le Hitler".
En mai 1940, ils se sont repliés vers Saint-Etienne où ils se sont ensuite cachés, lui prenant le maquis vers 1943. Bénéficiant du statut d'apatride, la mère (française) et les enfants avaient été préservés, mais le père avait été remis très tôt par les français aux allemands. Il a été interné au Struthof mais a eu la chance de réussir à s'échapper alors que le camp était en cours d'installation. Il a trouvé refuge vers Albi et la famille a pu se retrouver à la fin de la guerre.
Les deux garçons ont d'abord choisi de rester en France, les parents retournant en Allemagne. Puis il a été rappelé par son père pour reprendre l'exploitation familiale et a alors choisi de rentrer.
Il était donc ici en "pélerinage" en essayant de retrouver les lieux où il avait vécu...

Pierre Siéler